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"Relative Energy Deficiency in sport" : une mise en garde

Dans l’article « Relative Energy Deficiency in Sport – une mise en garde », Mina Leslie-Wujastyk est la première à nous parler du RED-S qui est un ensemble de conséquences physiologiques suite à un surentraînement et à un trop faible apport calorique. Elle explique ainsi que la performance n’est pas toujours associée à la bonne santé.

De plus, elle souligne l’importance de l’effet de groupe et de l’influence de la culture de l’escalade où elle remarque que ces habitudes néfastes sont admises et pratiquées chez les grimpeurs.

Bien que le rapport au corps soit souvent quelque chose de féminin, la destruction du corps afin de réaliser la meilleure performance possible touche autant les hommes que les femmes.

Tout au long de cet article, Mina nous invite à porter un regard sur notre santé et nos comportements alimentaires et sportifs afin de voir s’ils ne seront pas néfastes à long terme.


Article original en anglais disponible sur : https://www.ukclimbing.com


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Santé et performance ne sont pas toujours synonymes.

Mina Leslie-Wujastyk. © Marc Langley

Je suis actuellement en train d’apprendre cela à mes dépens et j’ai décidé d’écrire à ce propos dans l’espoir d’accroître la sensibilisation et de permettre aux autres d’éviter de commettre les erreurs que j’ai pu faire. Une partie de moi voudrait garder cela privé car c’est assez personnel et admettre mes erreurs me fait éprouver une forme de honte mêlée à de la vulnérabilité.


On m’a récemment diagnostiqué le Relative Energy Deficiency in Sport (RED-S) et l’article qui suit est un mélange de mon histoire personnelle et d’informations plus détaillées sur les dangers d’une faible énergie disponible dans le sport.


S’il l’on devait dire que j’ai un super pouvoir en grimpe, c’est d’avoir la capacité de faire vraiment beaucoup d’efforts.


Aussi longtemps que je me souvienne, travailler dur a toujours été mon mantra intérieur : un essai de plus, des séries et des répétitions de plus et cela en dépit de la fatigue ressentie… Je faisais toujours un dernier essai afin de vérifier si j’étais vraiment « claquée » sinon je quittais la falaise avec incertitude et inquiétude concernant l’intensité de mon effort. Ma petite voix intérieure n’était satisfaite que lorsque j’avais épuisé mon stock d’énergie et la journée semblait incomplète si je ne la terminais pas à la frontale. Quand je devais faire des efforts difficiles, j’avais aussi aiguisé ma capacité à être concentrée sur le moment présent afin d’extraire la performance du plus profond de mon être et ainsi surpasser mon niveau par pure ténacité.


Donnez-moi un programme d’entraînement et je ferais toujours des extras. Plusieurs séances par jour, cinq à six jours par semaine, courir lors de mes jours de « repos ». C’est ce que font les athlètes, non ? N’est-ce pas ce qui va me faire progresser en escalade ? Faire des efforts difficiles était revigorant et pousser mes limites était tellement ancré en moi que je pense que j’avais perdu de vue la notion d’épuisement et comment elle se manifestait. La plupart de jours, je me réveillais fatiguée avec cette sensation d’avoir été frappée par un camion mais après un peu de café, de yoga et un dialogue intérieur, j’étais prête à y retourner.


Cette mentalité m’a permis d’aller clipper le relais des voies les plus difficiles que j’ai pu réaliser et j’ai fonctionné ainsi pendant longtemps. Toutefois, je n’ai pas modifié ni même ressenti une incompatibilité en termes d’apports caloriques et de dépense énergétique. J’ai bataillé longtemps avant de pouvoir gagner de la masse musculaire et de la puissance lors de mes entraînements mais je pensais que c’était uniquement dû à ma génétique alors la solution fut de travailler encore plus dur. Bien que je n’y prêtais pas vraiment attention, je m’épanouissais grâce aux efforts intenses ; assise de façon précaire sur ce que je pensais être le fil d’un bon équilibre. Durant les six/sept dernières années, je me suis naturellement de plus en plus concentrée sur l’endurance. Cela ne me convenait pas mieux mais c’était comme si la puissance et la force étaient devenues hors de portée. C’était aussi pour jouer avec mon amour pour la résistance, la bataille et la recherche du mouvement de plus.


L’approche du « moins c’est plus » prend un sens objectif pour moi ; le repos comme part intégrante du progrès sportif permettant aussi d’éviter la blessure. Assurément, il y avait une contradiction entre ce à quoi j’étais sensible et ce que je faisais. Je ne suis pas stupide et il y avait une certaine dissonance cognitive en jeu mais quelque chose me poussait à faire encore plus d’efforts difficiles. Même quand je me suis blessée au poignet plus tôt dans l’année, je continuais à aller beaucoup à la salle afin de faire de la poutre d’entraînement à un bras et je découvrais la joie de courir alors que je ne pouvais pas grimper. Pendant tout ce temps, je savais au fond de moi-même que je devais plus me reposer. Une partie du problème résidait dans ma passion pour l’escalade, la course à pied et tous les autres genres d’exercices dépassant la raison. Mais je réalise désormais qu’ils étaient aussi des éléments d’un comportement compulsif et j’utilisais le sport comme un moyen de gérer mes émotions.


Ce qui dépassait l’éthique quelque peu ridicule de ma grimpe et de mon entraînement était mon approche nutritionnelle qui n’a pas toujours été la plus efficace. En 2019, j’ai obtenu ma première certification nutritionnelle et c’est lors de cette étude objective que j’ai pu réaliser (avec une certaine horreur) mes erreurs passées. J’ai passé des années à faire toutes sortes de choses : du régime faible en matières grasses ou à faible teneur en glucides mais élevé en matières grasses, en passant par d’interminables smoothies, à la simple restriction calorique dans le but d’atteindre une légèreté qui n’était probablement pas ce que la génétique avait prévu pour moi. Mesurant 1m70, mon poids a fluctué de 56 à 63kg avec une constante conversation interne en jeu. Je suis sûre que vous pouvez imaginer que les mouvements semblent plus faciles lorsqu’on pèse 56kg plutôt que 63kg.


C’est vrai que j’aimais être légère pour grimper mais je n’ai jamais été significativement en sous-poids et ai toujours pensé que je subvenais suffisamment aux besoins de mon corps. Mon IMC n’est jamais tombé sous 19 (un IMC situé entre 18,5 et 24,9 kg/m² est considéré comme normal selon les recommandations du National Institute for Health and Care Excellence – Institut National de la santé et des soins d’excellence). Voici peut-être un autre exemple qui montre que l’IMC n’est pas un bon indicateur de la santé des athlètes.


Plus récemment, depuis que j’étudie la nutrition, mon alimentation est devenue plus efficace mais la charge que j’ai imposée à mon corps était encore très importante et je suis consciente que pendant longtemps mes habitudes nutritionnelles étaient inadaptées. Je réalise désormais que dans un contexte chronique, mon apport énergétique sur le temps n’était pas adéquat lorsque je prenais en considération le volume ainsi que l’intensité de l’effort que je demandais à mon corps. Souvent, je mangeais ce qui ressemblait à un décent apport nutritionnel mais d’un point de vue éco énergétique, cela ne compensait pas l’importante dépense calorique.


Est-ce cela vous ressemble ou bien ressemble à quelqu’un que vous connaissez ? Gardez à l’esprit que c’est la différence entre l’ensemble de la charge sur l’organisme et l’apport nutritionnel qui est le danger ici. Vous n’avez pas besoin de grimper ou de vous entraîner à plein temps pour ne pas avoir le juste équilibre. Si vous avez une vie de famille, un travail physique ou stressant (et peut-être que vous allez au travail à vélo) et puis que vous y ajoutez de l’entraînement ou de l’escalade par-dessus, vous pouvez facilement vous retrouver en sous-alimentation. Bien-sûr, il y a aussi l’intentionnelle sous-alimentation face à laquelle n’importe qui est vulnérable.


Grimper est autant une culture qu’un sport et au sein de cette culture, ces attitudes excessives sont dangereusement encouragées et acceptées. Historiquement, il y a une tradition pour les approches malsaines et non viables en terme d’entraînement et de nutrition qui ont permis de normaliser des attitudes vraiment dysfonctionnelles. Je ne pensais pas que ce que je faisais relevait de la folie car en regardant autour de moi, je voyais plein d’autres grimpeurs faire la même chose et parfois de façon plus extrême. Au vu de mes connaissances actuelles, cela m’effraie.


En septembre 2019, on m’a diagnostiqué une aménorrhée hypothalamique fonctionnelle causée par le RED-S.


L’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle apparaît quand l’hypothalamus (le centre du contrôle hormonal du cerveau) est inhibé en raison de trop peu d’énergie disponible ainsi que des dysfonctionnements en cascade des hormones associées qui mènent à une absence de menstruations.


Le RED-S est la condition générale décrivant la dégradation des fonctions physiologiques causées par un trop peu d’énergie disponible incluant l’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle sans pour autant s’y limiter. Il se pourrait que vous soyez plus familier avec le terme « triade de l’athlète féminine » qui a été actualisé par le Comité International Olympique (CIO) en 2014 devenant ainsi le RED-S dans le but d’englober de plus vastes dysfonctionnements associés avec pour condition la prise en compte des athlètes hommes.


Comment ai-je découvert cela ? Pour moi, la réalité m’a directement touchée lorsqu’après des années de pilule contractive, j’ai décidé d’arrêter. C’est une longue histoire mais pour faire court : mes règles ne sont pas réapparues et après quelques recherches, il est devenu évident que mon profil hormonal ressemblait à celui d’une femme ménopausée.


Donc le malfaiteur est la faible énergie disponible : l’absence de règles est juste un des nombreux problèmes associés au RED-S. Fondamentalement, quand le corps ne reçoit pas suffisamment d’énergie (spécifiquement des glucides) relative à la demande, il va prioriser la production de mouvement et réguler restrictivement les autres processus physiologiques dans le but de conserver de l’énergie. Le surentraînement, la sous-alimentation relative (intentionnelle ou non), le stress psychologique ou n’importe quelle combinaison des trois peut mener à une faible énergie disponible.

©BMJ Publishing Group Ltd & British Association of Sport and Exercise Medicine.

Le RED-S est le résultat d’une multitude de dysfonctionnement avec des signes et des symptômes incluant des maladies et blessures fréquentes, une absence ou irrégularité des menstruations, de la fatigue, une réduction de la performance et de réactivité à l’entraînement, une concentration perturbée, des fractures de stress, une intolérance au froid, des humeurs changeantes, une perte de poids, une puberté retardée et une diminution des érections matinales chez les hommes.


Une des idées reçues concernant le RED-S est qu’être maigre ou avoir un faible IMC serait un prérequis déterminant de cette maladie. Je pensais que n’être jamais considérée comme maigre signifiait que je ne risquais rien quant à ce genre de choses mais la répression métabolique (réduite au taux métabolique au repos) qui apparaît avec le RED-S peut mener vers la pente glissante de consommer de moins en moins de calories afin de maintenir un poids « santé » alors que dans le fond le corps commence à interrompre les autres fonctions vitales. De façon ironique, à long-terme la faible capacité énergétique produit en fait des effets néfastes pour la composition corporelle.


Chacun d’entre nous a un éventail de poids génétiquement déterminé et trop s’en écarter n’est pas physiologiquement l’idéal. Par conséquent, nous pouvons avoir deux athlètes ayant le même poids tout en faisant la même taille : l’un sera en bonne santé tandis que l’autre pourra être atteint du RED-S avec des impacts physiologiques négatifs. Cela serait bien d’avoir un poids de corps clinique qui nous permettrait de trancher et ainsi de contrôler l’apparition du RED-S mais ce n’est pas aussi simple. Bien-sûr, il y a des cas de très faible poids corporel où la santé sera certainement compromise mais principalement, nous devons porter un regard à l’ensemble plus important tout autour de l’athlète : sa santé et ses attitudes.


Alors, quels sont les risques associés au RED-S ? La fertilité est celui qui me saute le plus aux yeux : pas d’ovulation ni de règles signifie un état actuel d’infertilité. Ce n’est pas le genre de nouvelles que je désirais avoir à 32 ans mais heureusement en adoptant la bonne approche, c’est réversible. On retrouve d’autres menaces en plus de l’infertilité : la santé osseuse, cardiovasculaire, psychologique, métabolique et endocrinienne mais aussi les fonctions gastro-intestinale et immunitaires, la croissance et le développement et bien évidemment la performance athlétique.

Health consequences of low energy availability (IOC Consensus Statement, 2014)

Conséquences sur la santé d’un trop peu d’énergie disponible (IOC Consensus Statement)

Concernant la santé osseuse, il faut se pencher plus en profondeur sur les faibles niveaux chroniques d’œstrogènes lorsqu’on est atteint du RED-S. Cela peut négativement affecter la densité minérale osseuse pouvant ainsi causer l’apparition précoce d’ostéopénie et/ou d’ostéoporose. Ce n’est pas une plaisanterie : l’ostéoporose est un état sérieux et affaiblissant duquel il est difficile de sortir. Les dégâts causés peuvent mener à des pertes irrécupérables de densité minérale osseuse conduisant une personne a des fractures de stress avec un très faible voire une absence de trauma.


Suite à mon niveau d’œstrogène extrêmement faible, mon clinicien a suspecté que j’étais atteinte du RED-S, on m’a envoyé passer un scanner d’absorption biphotonique à rayons X afin d’évaluer ma densité osseuse. J’étais vraiment chanceuse d’avoir maintenu un IMC correct grâce principalement à ma génétique favorable et à la répartition de la masse musculaire permise grâce aux caractéristiques de l’escalade. Ce fut un soulagement important pour moi mais ce n’est pas pareil pour tout le monde : je suis bien consciente de m’en être sortie à bon compte.


Bon, c’est le moment de parler de la pilule. Même si la prise de la pilule n’a pas de lien direct quant à la création de cet état, cela masque les symptômes les plus évidents chez les femmes. Je prenais une minipilule progestative qui faisait que je n’avais plus mes règles depuis l’âge de 19 ans. L’effet secondaire de ce genre de pilule est commun et médicalement approuvé. Il est important de mentionner que le sang présent lors de l’interruption de la pilule combinée n’est PAS issu de menstruations naturelles et donc ne constitue pas une preuve du fonctionnement correct du système reproductif.


Donc grâce à la pilule, je n’ai pas eu mes règles pendant dix ans. Je n’effectuais pas de test hormonal, je ne saurais donc pas quand ; mais quelque part au cours de cette période, mes règles se sont stoppées suite à mon comportement (surentraînement et faible apport énergétique relatif). Cela se serait probablement déroulé de façon graduelle : mes cycles auraient d’abord été plus longs et mon sang plus clair avant de finalement disparaître. Dans cette existence parallèle, sans hormones exogènes, j’aurais eu un important signal d’alerte me stipulant que quelque chose n’allait pas bien.


En réalité, je me suis effectivement voilée la face. J’ai estimé que mon incapacité à gagner en force était due à ma génétique, mon épuisement à l’entraînement difficile, ma mauvaise mémoire et ma diminution de concentration à ma blessure à la tête et je trouvais drôle d’avoir besoin d’un sac de couchage au printemps tellement j’avais froid… (dans la maison, même sous la couette).


Ne vous méprenez pas, je ne suis pas totalement contre la pilule. C’est un énorme pas en avant pour la liberté sexuelle des femmes de permettre le contrôle sur la fertilité et cela aide de nombreuses femmes affaiblies par leurs menstruations. Cependant, dans le cas d’une athlète poussant son corps vraiment très loin, une régulation naturelle des règles est un utile indicateur de santé.


Vous vous demandez certainement pourquoi je parle autant de cela. C’est assez personnel et il y a certaines choses que je ne désirais pas vraiment partager mais je suis douloureusement consciente que c’est une discussion qui doit avoir lieu dans le monde de l’escalade. Si parler ouvertement de ces choses-là peut aider une personne qui reconnait ces signes sur elle, son ami, son étudiant ou enfant et peut empêcher quelqu’un d’autre d’être entraîné dans un bourbier, ça en vaut le coup.

Je suis allée au-delà de la communauté de grimpeurs afin de recueillir plus d’informations et de trouver des athlètes pouvant me parler de leurs expériences. C’est assez commun en danse, vélo et course à pied ; je suppose que c’est aussi commun dans l’escalade.


Beaucoup grimper et s’entraîner difficilement pour l’escalade est chose commune. Notre communauté accomplit de grande chose grâce à l’augmentation des apprentissages et au dévouement pour la progression. Le dévouement est fort et c’est bien, mais nous devons rester attentifs aux écueils du surentraînement : en faire trop et ne pas manger assez. Il est très probable que l’on en vienne à négliger sa santé lorsque l’on recherche la performance, de façon intentionnelle ou non. Ce risque est principalement élevé dans les sports où le poids est un facteur important et où la dépense énergétique est importante : la « légèreté » peut être considérée comme étant optimale. La nutrition est un facteur clé pour l’accomplissement et le maintien de la performance mais cela peut être aussi très facile de la négliger et/ou de la manipuler négativement.


Alors que faire à partir de là ?


Pour moi, la guérison implique un changement de paradigme personnel qui consiste à prioriser la bonne santé. Cela signifie que pendant une durée indéfinie, ma performance en escalade doit être relayée à l’arrière-plan. Cela ne signifie pas que je ne peux pas grimper (et bien grimper) mais seulement dans le contexte qui est celui de manger plus, me reposer plus et faire honneur à ma fatigue. J’ai besoin de graduellement me défaire des habitudes et attitudes qui ne subviennent pas aux besoins de mon corps et de revoir quelques aspects de ma relation avec l’escalade. Je dois rediriger mes efforts vers la compassion, la santé et l’alimentation. A court terme, je pourrais éprouver de l’inconfort car mon corps va sans doute changer durant le processus de récupération et je dois accepter qu’il ne reflète pas l’image que je tenais pour « athlétique » et à laquelle j’aspirais. J’imagine qu’à court terme, ma performance va en souffrir. A long terme, vu que ma physiologie va s’en remettre et que mes hormones vont être restaurées, j’espère être avoir une vie plus saine, être plus forte et plus robuste à la fois physiquement et mentalement.


Le RED-S peut être flagrant mais ce n’est pas toujours le cas. Les gens peuvent gagner des courses et réussir des voies tout en étant atteints du RED-S. Dans ces cas-là, cela peut prendre du temps à être découvert et les effets peuvent être sérieux et considérables.


Si vous pensez que vous ou quelqu’un que vous connaissez est sur cette voix, ayez recours à un professionnel. Si je devais retenir une unique chose de tout ce fiasco, cela serait que malgré le haut niveau de connaissance et de compréhension, il est extrêmement difficile d’être objectif envers soi-même et ses propres attitudes. La première étape est d’aller voir votre médecin traitant afin de faire des analyses plus poussées et d’éliminer toute autre pathologie en lien avec vos symptômes. Des cliniciens sont aussi spécialisés sur le traitement du RED-S : Renee Mc Gregor (Diététicien sportif) et Dr Nicolas Keay (Endocrinologue de la médecine du sport). Leur clinique EN : SPIRE mais aussi la nouvelle clinique londonienne du Service National de Santé sont directement accessibles en passant par votre médecin traitant.


Plus largement, avant quelconque préjudice physique ou diagnostic apparent, il est important de veiller à avoir les apports caloriques nécessaires. Je vous invite à porter un regard sérieux concernant vos habitudes autour de l’entraînement et la nourriture et de d’adopter une vision à long terme sur l’impact que cela aura sur votre santé. Cette sensation de bien grimper est fantastique, je ne le nierai jamais mais ça ne vaut pas la peine de mettre sa santé en danger car c’est totalement atteignable d’une autre façon.


Pour plus de détail concernant le RED-S, voici quelques liens :

TRAIN BRAVE Campaign : https://trainbrave.org/


Podcasts sur le sujet :

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                                                © Grimpeuses 2020, un évènement du Women's Climbing Symposium

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